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L'économie

L’industrie du bois est un employeur et un secteur important.

L’industrie du bois en tant qu’acteur économique

L’industrie du bois est un employeur et un secteur important. Plus de 20.000 travailleurs sont quotidiennement occupés dans l’industrie belge du bois et de l’ameublement (chiffres 2012, Fedustria). L’industrie du bois fournit du travail à plus de 2,4 millions de personnes dans l’UE des 27 (chiffres 2010, Cei-Bois). L’Union européenne compte approximativement 380.000 entreprises dans l’industrie du bois et 150.000 dans l’industrie de l’ameublement, dont une majorité de pme. Elles représentent un chiffre d’affaires de 296 milliards d’euros.

Un acteur du développement rural

Les entreprises du bois sont souvent situées dans des zones isolées, moins industrialisées ou moins développées en Europe, apportant ainsi une importante contribution à l’économie rurale.

Une industrie multiple

L’industrie du bois englobe une vaste gamme d’activités allant du sciage, rabotage et traitement sous pression à la production de panneaux, de placages et de planches à base de bois en passant par la menuiserie, les éléments de construction, l’ameublement et la production de produits de construction, de palettes et d’emballages. En outre, l’industrie du bois innove sans cesse afin de rester compétitive et rentable.

Témoignage

Serge de Gheldere

Nous devons renoncer à épuiser de notre capital naturel et commencer à vivre des rentes de notre planète

J’ai toujours été intéressé par tout ce qui touche la durabilité. Au début des années 80, bien avant la sortie du film “Une vérité qui dérange”, j’avais visionné un webcast d’Al Gore. J’étais tombé à la renverse par l’état réel du climat et les conséquences potentiellement désastreuses du réchauffement global. Grâce aux arguments d’Al Gore, je me suis rendu compte qu’il fallait vraiment faire quelque chose, et rapidement de surcroît. J’ai répondu à son appel pour devenir une sorte d’ambassadeur local du climat et j’ai reçu une formation à ce sujet aux Etats-Unis. Depuis lors, je donne régulièrement des conférences afin de sensibiliser les gens au problème climatique.

Un avenir souhaitable

Au fond, un avenir durable sur le plan du transport, des bâtiments, de l’alimentation est un avenir que nous souhaiterions quoi qu’il en soit. Personne ne veut rester coincé dans les embouteillages ou habiter dans des maisons mal isolées. Comme la révolution internet a totalement fait basculer nos vies, une révolution similaire est en cours concernant la durabilité. Nous ne pouvons pas continuer à développer notre économie avec des combustibles fossiles, qui non seulement provoquent le réchauffement climatique mais qui deviennent également toujours plus rares et chers. Le Forum économique mondial qualifie la problématique climatique et tous les problèmes qui y sont liés de risque majeur pour notre économie pour les dix années à venir. Et l’utilisation accrue du bois en tant que matière première bio offre à cet égard d’énormes perspectives.

La responsabilité économique des entreprises

La bonne nouvelle est que nous pouvons effectivement entreprendre quelque chose, et que nous nous en porterons tous mieux. L’avenir s’annonce plus beau et attrayant que le monde d’aujourd’hui. Sur le plan professionnel, je fais de la sensibilisation auprès des entreprises à propos de leur impact écologique et les conseille quant à la manière dont elles peuvent limiter leur empreinte. Il va de soi que ces solutions doivent non seulement être socialement responsables, mais certainement également économiquement rentables. La durabilité n’est pas une histoire d’‘écolos barbus’, pas un spectacle média génique, pas un hobby à la mode. En accélérant le passage vers une économie plus durable, les entreprises contribuent à la société, mais elles génèrent également de nouveaux business.

Un capital naturel avec intérêts

Le bois joue un rôle majeur dans cette histoire et ce, de multiples manières. Le ‘capital naturel’ constitue l’un des principaux aspects. C’est ainsi que nous l’appelons la somme de tous les écosystèmes vivants. Nous sommes en train d’épuiser ce capital à toute allure. Sans capital sur votre compte d’épargne, vous ne percevez aucun intérêt, il en va de même pour le capital naturel. Là où les forêts ne sont pas gérées durablement, ce sont non seulement de magnifiques écosystèmes qui disparaissent, mais également des ‘services écosystémiques’. Nous parlons alors des fonctions d’un écosystème vivant : les arbres absorbent le CO2, rejettent de l’oxygène, font office d’amortisseur contre les violentes tempête, combattent l’érosion du sol, offrent un arbi aux insectes et favorisent ainsi la pollinisation des cultures, préservent la biodiversité, constituent un habitat pour d’innombrables espèces animales. Ces services ‘gratuits’ sont particulièrement précieux pour notre société mais n’apparaissent dans aucune comptabilité ou aucun compte annuel. Une initiative européenne, TEEB, the economics of ecosystem services and biodiversity (l’économie des écosystèmes et de la biodiversité), tente d’y remédier. En outre, la plupart de ces services sont irremplaçables, quel qu’en soit le prix. Lorsque vous maintenez ces systèmes et services en état – comme en Europe, vous pouvez capitaliser. Nous devons donc renoncer à épuiser notre capital fossile et commencer à vivre de nos rentes grâce aux matières premières durables. En d’autres mots : vivre des intérêts de notre planète.

Le meilleur des deux mondes

Lorsque nous utilisons le bois pour les bâtiments, le mobilier et l’isolation, nous faisons un grand pas vers notre avenir idéal. Troquer une économie fossile contre une bio-économie offre d’énormes perspectives. Nous utilisons alors du matériel avec un impact très faible, mais nous ne touchons pas aux services écosystémiques. C’est la situation win-win parfaite. Il existe deux approches possibles pour s’attaquer à la problématique climatique : d’une part, limiter les émissions de CO2 et, d’autre part, stocker davantage de CO2. Le bois issu de la sylviculture responsable satisfait aux deux objectifs.

Qui opte pour le bois, opte pour l’environnement et les forêts, pour l’avenir, pour une économie durable et pour la créativité. Opter pour le bois, c’est faire un choix durable à court et à long terme, car le bois est source d’oxygène.



Témoignage

Jan Ide • Spanogroup

janidetvuL’ingénieur commercial Jan Ide a, après un court préambule dans le secteur du métal et du textile, finalement trouvé sa vocation dans le monde du bois. Chez SpanoGroup, il a occupé de nombreuses fonctions à partir de 1985, jusqu’à ce que, via un management buy out, il arrive aux commandes de l’entreprise. Une entreprise qui entreprend de manière responsable du point de vue écologique, avec un sens aigu des réalités économiques.

Avec le bois nécessaire pour chauffer une maison pendant un an et demi, nous pouvons rendre votre maison passive.

Depuis le début en 1964, le bois est notre matière première de base. Entre-temps, Spano s’est développé, évoluant de producteur de panneaux de particules à un groupe actif en tant que fournisseur de panneaux pour la construction et de particules, en producteur de panneaux décoratifs, de MDF, de planchers stratifiés et d’énergie renouvelable.

La transformation du bois comme point de départ

Spano, connu traditionnellement en tant que producteur de panneaux de particules pour l’industrie de l’ameublement, s’est, cette dernière décennie, principalement consacré aux panneaux avec une plus grande valeur ajoutée. Ainsi, les panneaux ignifuges et résistants à l’eau pour la construction et les panneaux légers notamment constituent une part importante de notre chiffre d’affaires. Mais également pour l’ennoblissement des panneaux à base de bois, comme les planchers stratifiés, les panneaux de mélamine et les panneaux vernis, notre savoir-faire occupe la place centrale. Nous avons ainsi récemment acquis une chaîne de vernissage ‘state-of-the-art’ pour le vernissage des panneaux à base de bois. Grâce à ces initiatives avec une valeur ajoutée, nous élargissons les applications de nos produits et nous donnons un ballon d’oxygène supplémentaire au marché de la construction.

Une seconde vie pour le bois dans nos panneaux pour la construction

Spano travaille depuis longtemps déjà avec des produits résiduels de l’industrie de la transformation du bois et de la sylviculture. Entre-temps, le bois de recyclage est devenu la principale matière première de nos panneaux pour la construction. Ce qu’on appelle l’‘urban wood’ reçoit ainsi une seconde vie dans nos panneaux pour la construction.
Une partie du bois de recyclage collecté n’est pas adéquate comme matière première pour nos produits. C’est pourquoi Spano a construit une centrale biomasse, dans laquelle nous utilisons la biomasse non réutilisable pour la production d’électricité verte. De cette manière, nous bouclons la boucle, sans perdre la réalité économique de vue. Cette étape importante nous permettra d’ailleurs à terme, en tant qu’entreprise intensive en énergie, de produire de manière totalement neutre en CO2 et sans énergie fossile.

La réalité economique

Dans notre secteur, nous optons formellement pour l’utilisation du bois comme matière première plutôt que son utilisation comme combustible. En recyclant au maximum le bois en applications utiles, nous créons une valeur ajoutée non seulement économique mais également sociale (par l’emploi). Ce n’est que lorsque le bois de recyclage ne peut plus être transformé parce qu’il est trop encrassé par de la peinture ou des composants chimiques, que nous procédons à la combustion chez Spano. Ce qui se fait, bien entendu, dans des conditions contrôlées et selon les normes d’émission les plus sévères en vigueur.

L’utilisation de bois d’éclaircie provenant de la forêt ou de restes de bois provenant de scieries pour la production de pellets de bois n’est pas la meilleure solution d’après nous.

Nous constatons cependant que de grandes centrales énergétiques reçoivent des subsides des pouvoirs publics pour utiliser de tels matériaux comme combustibles. Pour notre industrie, il devient ainsi impossible d’engager la compétition acharnée à armes égales. Nous plaidons dès lors pour que les subsides ne soient plus qu’accordés pour la combustion du bois qui n’est plus utilisable d’autre manière que ce soit.

Le bois, la matière première renouvelable par excellence

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Le bois est la matière première renouvelable par excellence. En conférant une valeur économique durable au bois, la sylviculture est également stimulée. Plus la demande de bois pour des produits est élevée, plus l’incitation pour gérer et planter des forêts sera grande.

Compte tenu des propriétés uniques du bois, je vois l’utilisation de celui-ci s’accroître considérablement à l’avenir, principalement dans le secteur de la construction. Outre l’emploi traditionnel de panneaux et de poutres dans la construction, le bois rencontre un solide succès comme matériau d’isolation sain. Cette nouvelle forme d’application du bois obtient d’excellents résultats sur le plan de l’isolation thermique et de l’insonorisation. Dans ce contexte, Spano propose maintenant également tous les matériaux nécessaires et les conseils correspondants à toute personne optant pour la construction à ossature bois.

Des chiffres étonnants

Dans notre pays, un ménage moyen consomme environ 3.000 litres de mazout par an ou l’équivalent de près de 7 tonnes de pellets de bois pour se chauffer. Autrement dit, si nous installons (une seule fois) dans chaque habitation environ 11 tonnes de produits d’isolation en bois, nous pouvons réduire le besoin de chaleur quasiment à zéro et ce pour toute la durée de vie de l’habitation (passive ou basse énergie).

Nous appelons dès lors les pouvoirs publics à ne pas baser la future politique de subsides concernant la chaleur verte sur la combustion des pellets de bois, mais à se concentrer complètement sur la réduction durable de la consommation d’énergie de nos habitations. Matière à réflexion…

Qui opte pour le bois, opte pour l’environnement et les forêts, pour l’avenir, pour une économie durable et pour la créativité. Opter pour le bois, c’est faire un choix durable à court et à long terme, car le bois est source d’oxygène.